La question de l’éducation

By | 18 février 2015

Beaucoup espèrent, suite aux évènements que nous avons connus, l’émergence d’un meilleur environnement dans le processus scolaire et éducatif français. Dans ce sens, le gouvernement a réagi rapidement en annonçant 11 mesures le 22 janvier, elles sont consultables ici : http://www.education.gouv.fr/cid85644/onze-mesures-pour-une-grande-mobilisation-de-l-ecole-pour-les-valeurs-de-la-republique.html

Outre ces propositions le Président de la République veut mettre au centre de son quinquennat comme souvent annoncé : l’éducation. Et ce, à travers un service civique universel non-obligatoire, l’investissement contre le décrochage scolaire ou encore des agences économiques dans les quartiers sensibles.

L’investissement et l’augmentation des postes sont des clés pour y arriver selon les syndicats, alors que le gouvernement va les augmenter cela reste trop peu suffisant pour eux. L’éducation dans les zones prioritaires apparaît également comme indispensable, selon un représentant du FSU il s’agirait d’arrêter d’envoyer les enseignants inexpérimentés au casse pipe.

Il s’agit maintenant de se questionner sur la réussite de telles mesures, sont-elles les bonnes, comment avancer sur la question ?

L’apport des valeurs de laïcité dans l’environnement scolaire est un point à renforcer, ce qui a bien été remarqué mais cela suffit-il ? Non, le vrai défi est de mettre en place plusieurs politiques complémentaires. En plus de cet apport en milieu scolaire il faut réussir à développer l’attrait pour l’engagement citoyen et surtout la capacité d’ouverture des étudiants par le biais de rencontres inter-communautaire, inter-départementales.

Il est nécessaire d’arrêter de cloisonner un environnement éducatif à l ‘école. Les jeunes ont déjà dépassé le cadre scolaire avec leur environnement familial, amical, et surtout internet où l’information peut contester l’autorité de son professeur est trouvable en quelques clics. Les références historiques, républicaines, religieuses et sociales s’en voient remises en cause.

Quoiqu’il en soit la clé reste l’esprit critique par l’ouverture, confronter les idées reçus par de nouvelles informations, ouvrir l’affinité au débat.

C’est sur ce terrain périscolaire que l’action doit se développer simultanément, maison de quartiers, sites internet, présence de jeunes engagés, montrons une autre manière de se sentir français, autre que par le rejet de ce qui est différent.

Léo Cogos

leo